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⊹ Transparence · Sourcing

D'où vient ce que tu bois

Chaque plante chez INFUSE a une lignée. La nommer, la payer justement, en rendre compte — c'est ce que nous nous engageons à construire.

On ne vend pas des « ingrédients ». On accompagne des plantes qui existaient avant nous, chez des gens qui les connaissent mieux que nous. Cette page dit comment.

Trois engagements que nous construisons

1. Nommer la lignée, chaque fois que c'est possible

Notre intention est que chaque plante d'INFUSE soit nommée avec son terroir, sa tradition d'usage, et le nom (ou le collectif) du récoltant — quand le consentement à publier le nom est donné, et quand nous le connaissons. Quand nous ne le connaissons pas encore, on le dit. Une plante anonymisée est une plante moins fiable. On préfère un récoltant qui apparaît à un « partenaire » qui s'efface.

Pour les espèces sensibles aux confusions botaniques — copal Bursera contre Shorea, mushrooms qui demandent double extraction, Blue Lotus dont la qualité varie d'un facteur dix, White Sage et Palo Santo dont le sourcing peut être prédateur — notre intention est de documenter la méthode de vérification botanique et de la rendre accessible. Cette traçabilité est en cours de construction.

2. Le juste prix, en avance et sans intermédiaire opaque

On paie en avance, jamais à crédit, et jamais au cours spot quand il est manipulé. On accepte que certaines plantes coûtent ce qu'elles coûtent — un Cacao K'iche' cérémoniel sortie ferme n'a rien à voir avec un cacao bulk industriel. On refuse les commissions cachées. Si la chaîne fait plus de trois maillons, on remet en cause la chaîne.

3. Réciprocité avec les communautés sources

Catherine Lee l'a écrit dans Indigenous Women's Voices (Routledge, 2017) : la reconnaissance verbale ne suffit pas. Quand INFUSE tire bénéfice d'une tradition vivante, la réciprocité doit être matérielle. C'est l'opérationnalisation de l'Honorable Harvest (Kimmerer, Braiding Sweetgrass, 2013) appliquée au commerce digital.

Notre modèle de réciprocité est en cours de structuration — à travers des partenariats nommés et des relations de sourcing directes. Nous le documenterons ici au fil des engagements concrets.

Les lignées et les traditions

Six traditions, sur quatre continents, dont ces plantes sont issues. Chaque fiche s'ouvre dans la Forêt — contexte ethnobotanique, livres digérés, consultations possibles.

Cacao cérémoniel K'iche' — pâte de cacao en bloc

Guatemala

K'iche' Maya

Cacao cérémoniel

Coopérative familiale, transmission matriarcale. Préparation pierre à pierre.

Bobinsana — fleurs et écorce, dieta Shipibo

Amazonie péruvienne

Shipibo-Conibo

Bobinsana, plantes-maîtresses

Dieta documentée chez Stephan Beyer (Singing to the Plants).

Guayusa — feuilles séchées du peuple Kichwa

Équateur amazonien

Kichwa

Guayusa

Décoction de l'aube, agroforesterie traditionnelle.

Imphepho — encens des ancêtres, fagots séchés

Afrique du Sud

Xhosa

Imphepho (encens des ancêtres)

Usage Sangoma documenté chez Andrea Hirst. Pas un « smudge ».

Calea zacatechichi — feuilles séchées, plante des rêves mazatèque

Oaxaca, Mexique

Mazatèque

Calea zacatechichi

« Feuille de Dieu ». Usage rituel des rêves, doc. Mayagoitia/Cardes.

Ashwagandha — racine entière séchée, rasayana ayurvédique

Inde du Sud

Ayurveda

Ashwagandha, Brahmi, Shatavari

Racines entières séchées. Pas d'extraits standardisés tiers.

Nous comptons ouvrir des fiches détaillées — coopérative, certifications, lectures de la Forêt — à mesure que nos relations de sourcing deviennent concrètes.

Traçabilité par lot — ce que nous construisons

Le système de traçabilité que nous construisons vise à donner à chaque sachet, chaque pot, chaque bâton un identifiant de lot ouvrant une fiche qui contiendrait :

  • Origine précise — région, et si possible coopérative ou ferme nommée.
  • Date de récolte et phase de la roue de l'année où la cueillette a eu lieu.
  • Méthode — sauvage, agroforesterie, cultivé sous ombrage, biodynamique. Sans « marketing bio » : on cite la certification quand elle existe, on cite l'absence quand elle n'existe pas.
  • Récoltant ou collectif — quand le consentement à publier le nom est donné.
  • Vérification botanique — pour les espèces où la confusion est documentée (copal, mushrooms, lotus, encens résineux).
  • Certificats CITES — quand l'espèce est sous convention internationale.
  • Lectures de la Forêt — les digests de livres INFUSE qui ont nourri la fiche (Beyer, Hirst, Kimmerer, Yunkaporta, Buhner, Prechtel, etc.).

Notre intention est que la fiche soit jointe à l'email de confirmation, archivée dans ton compte client, et accessible publiquement via un lien permanent — et que si une donnée bouge (nouvelle récolte, nouvelle coopérative, changement de méthode) la fiche se mette à jour en conservant l'historique.

Réciprocité avec les communautés sources — notre approche

La précision est un respect. Nommer la source, payer en avance, construire des relations durables — c'est le fondement. Notre modèle de réciprocité matérielle est en cours de structuration à travers des partenariats directs. Nous le documenterons ici au fil des engagements concrets.

La précision est un respect. Nommer la source, payer en avance — c'est notre minimum, pas notre maximum.

Questions fréquentes

Pourquoi nommer chaque récoltant plutôt que parler de « partenaires » ?

Parce que la lignée est une information de premier ordre, pas un argument de vente. Une plante n'a pas de qualité abstraite — elle a un terroir, une main qui l'a cueillie, un savoir-faire local. Nommer le récoltant, c'est restituer à la plante ce qu'elle est : un fragment d'une relation longue. C'est aussi un garde-fou contre la dilution wellness, qui efface les visages pour vendre des « ingrédients ».

Comment INFUSE incarne-t-il la réciprocité avec les communautés sources ?

Parce que la reconnaissance verbale ne suffit pas (Catherine Lee, Indigenous Women's Voices, 2017). Quand INFUSE tire bénéfice d'une tradition vivante — Shipibo, Kichwa, Xhosa, Mazatèque, K'iche' — la réciprocité doit être matérielle. C'est l'opérationnalisation de l'Honorable Harvest (Kimmerer, Braiding Sweetgrass, 2013) appliquée au commerce digital. Notre modèle de réciprocité est en cours de structuration — nous le documenterons ici au fil des partenariats construits.

Le juste prix, ça veut dire quoi concrètement ?

Trois choses. Un : on paie en avance, jamais à crédit, et jamais au cours spot quand il est manipulé. Deux : on accepte que certaines plantes coûtent ce qu'elles coûtent — un Cacao K'iche' cérémoniel à 28€/kg sortie ferme n'a rien à voir avec un cacao bulk à 4€/kg. Trois : on refuse les commissions cachées et les intermédiaires opaques. Si la chaîne fait plus de trois maillons, on remet en cause la chaîne.

Comment vérifier l'authenticité d'une plante reçue ?

Nous construisons une fiche traçabilité par lot — origine, date de récolte, méthode (sauvage / cultivé / agroforesterie), nom du récoltant ou de la coopérative quand nous le connaissons, certificats CITES si applicable. Pour les espèces sensibles aux confusions (copal Bursera vs Shorea, mushrooms double-extraction obligatoire, Blue Lotus authenticité, White Sage et Palo Santo sourcing), notre intention est de documenter la méthode botanique de vérification. Ce système est en cours de construction ; nous le rendrons accessible à mesure qu'il devient concret.


Une question qui n'est pas ici — récoltant, lot, lignée, dosage, tradition ? Écris-nous à gestion@infuse.earth ou interroge la Forêt. On répond sous 48h ouvrées.

Dernière mise à jour : 2026-05-17

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